L’étrange Noël d’une science

Dans un de ses plus récents textes, Grégoire Perra nous présente un arbre de Noël constitué de signes ésotériques et occultes. En fait, il s’agit de l’arbre de Noël de l’Anthroposophie. Cette dernière, selon Rudolf Steiner, son fondateur, est une science, une « science spirituelle ».

Aujourd’hui, les Anthroposophes et les promoteurs de la pédagogie Waldorf affirment que l’Anthroposophie ne peut pas être considérée comme un mouvement religieux car elle ne professe pas de dogmes. Pour eux, les vérités contenues dans l’Anthroposophie relèvent de la Connaissance et non pas de la foi.

Les adeptes de l’Anthroposophie considèrent donc que la naissance de Jésus de Nazareth est un fait. Tout comme l’incarnation du Christ, esprit solaire, dans le corps de Jésus de Nazareth lors du baptême de ce dernier par Jean-le-Baptiste.

Pour les Anthroposophes et pour les promoteurs de la pédagogie Waldorf, Noël est un moment sacré. Le 24 et le 25 décembre ils commémorent la naissance de Jésus de Nazareth tout en préparant l’Épiphanie qui, pour eux, est un rappel de l’incarnation du Christ dans le corps de Jésus de Nazareth. Durant toute cette période, qu’ils nomment Les douze nuits de Noël, les Anthroposophes sont invités à intérioriser les mystères de l’incarnation de l’esprit christique sur Terre. Afin de les accompagner dans cette réflexion toute spirituelle, les anthroposophes, les professeurs Waldorf et les élèves, peuvent assister aux représentations des Jeux de la Nativité et des Jeux du Paradis.

Ces représentations théâtrales tirent leur origine du Moyen-Âge. Dans le milieu anthroposophique, on qualifie les Jeux de Noël de Jeux-Mystères. Les Jeux de la Nativité font référence à la naissance de Jésus de Nazareth qui plus tard recevra l’entité solaire du Christ. Les Jeux du Paradis font référence à la création.

Ils sont présentés annuellement au Goethéanum, siège social et Temple de l’Anthroposophie, ainsi qu’à plusieurs écoles Waldorf à travers le monde. Cependant, pour les anthroposophes, il s’agit plus que de simples pièces de théâtre. Les Jeux de Noël « sont des portes vers la vision de la vérité profonde de Noël. » (Martin Rodi, « Les mystères de Noël », La vie de l’École, Association de l’École Rudolf Steiner de Lausanne, Numéro 18, 12 décembre 1986, 14 pages, p. 2)

« Pour saisir cette vérité, il ne suffit pas de laisser se poser une ou deux fois au fond de l’âme les images des Mystères, cela doit se passer maintes fois. Et chaque fois, nous accomplissons un pas de plus vers la vision, vers la connaissance. Il est donc d’importance que les Jeux soient fidèlement les mêmes d’année en année. En vain on y cherchera le divertissement, le spectacle amusant : en vain le plaisir de passer « une bonne soirée ». Leur raison d’être est tout autre. » (Martin Rodi, « Les mystères de Noël », La vie de l’École, Association de l’École Rudolf Steiner de Lausanne, Numéro 18, 12 décembre 1986, 14 pages, p. 2)

Noël revêt donc aux yeux des Anthroposophes une très grande signification. Aussi grande que dans les religions chrétiennes traditionnelles.

À l’évidence, l’Anthroposophie n’est pas une science. Elle est une nouvelle religion masquée. De science elle n’en a que le nom!

Quoiqu’il en soit, en ce temps de l’année si spécial pour l’ensemble des chrétiens, je souhaite aux Anthroposophes un Noël d’une très grande profondeur spirituelle. Et à vous aussi lecteurs.

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Classé dans Nouvelle religion

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