Archives de Catégorie: ÉDUCATION

Le Conseil de presse du Québec rejette la majorité des plaintes d’adeptes de la pédagogie Waldorf

Le Conseil de presse du Québec a rejeté la majorité des plaintes déposées par des adeptes de la pédagogie Waldorf au sujet des reportages réalisés en 2013 par Mme Pascale Breton du quotidien La Presse portant sur l’École de la Roselière. Parmi les griefs rejetés par le Conseil, un (grief 7) concerne l’utilisation par la journaliste d’une « source d’information inadéquate », c’est-à-dire votre serviteur… Lire la suite

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La Fédération des Écoles Waldorf Steiner en France ne fera pas appel

Nous venons d’apprendre que la Fédération des Écoles Waldorf Steiner en France ne fera pas appel du verdict. Sa plainte pour diffamation à l’endroit de Grégoire Perra, ancien élève et ancien professeur Waldorf, est donc définitivement rejetée.

Il s’agit sans conteste d’une importante décision dans ce dossier qui est loin d’être terminé en France et ailleur dans le monde.

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Un éminent avocat à la défense de La Roselière

Le Devoir, quotidien montréalais, nous apprend que Julius Grey, un avocat bien connu, va défendre l’école de La Roselière dans le conflit qui l’oppose à la Commission scolaire Les Patriotes. Le débat vient donc de prendre le chemin de la cour de justice. Les parents et les professeurs de La Roselière porteront leur cause devant un tribunal.

Bien que cette stratégie soit tout à fait logique, elle n’en constitue pas moins une perte de temps et d’argent. Je m’explique. Même si les parents et les professeurs de l’École de la Roselière arrivent à prouver que la Commission scolaire a eu « un comportement qui démontre un manque d’éthique flagrant, de la mauvaise foi et de l’abus de pouvoir » selon les termes employés par M. Charles Kalos, un parent de l’École de la Roselière, tôt ou tard cette institution scolaire Waldorf devra fermer ses portes et devenir une école privée. Pourquoi ? Tout simplement parce que les écoles Waldorf sont des écoles qui puisent la source de leur pédagogie directement au coeur de l’Anthroposophie, une religion ésotérique. Autrement dit, l’école Waldorf de La Roselière est une institution scolaire confessionnelle. Or notre système scolaire public n’accepte pas en son sein des écoles confessionnelles.

Il est dommage que le Ministère de l’Éducation garde le silence sur cet aspect du dossier et accrédite encore deux autres écoles Waldorf publiques.

Source : Le Devoir http://www.ledevoir.com/societe/education/379575/grey-defendra-la-roseliere

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La Fédération des Écoles Waldorf Steiner fera-t-elle appel ?

Bien qu’elle vienne de perdre le procès qu’elle a intenté à M. Grégoire Perra, ancien élève Waldorf et ancien professeur Waldorf, parce qu’elle s’estimait diffamée par son témoignage publié sur le site de l’UNADFI, la Fédération a 10 jours pour faire appel de ce verdict.

Nous suivrons le dossier avec intérêt.

Nous venons tout juste de recevoir les attendus du jugement. Nous vous en parlerons prochainement.

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Le ministère de l’Éducation surveille (encore !) les Écoles Waldorf

Le quotidien La Presse , par la plume de la journaliste Pascale Breton, nous apprend que le ministère de l’Éducation veut surveiller de plus près les écoles Waldorf. Bien.

Cependant, faut-il rappeler que c’est lui qui, somme toute, est le responsable de leur existence au sein du système public. En effet, ce sont ses fonctionnaires et son ministre qui décident, après une étude (!), d’accorder, de renouveler ou de refuser l’autorisation de l’établissement scolaire aux fins d’un projet particulier. C’est donc au ministère qu’incombe la responsabilité de la présence des ces institutions scolaires anthroposophiques au sein du système public.

Par ailleurs, les commissions scolaires qui hébergent les écoles Waldorf ont la responsabilité de s’assurer qu’elles s’arriment avec le programme du ministère de l’Éducation. Il semble bien qu’elles ont tous failli à leur tâche puisqu’elles ont régulièrement demandé au ministère de l’Éducation de renouveler l’autorisation pour ces institutions scolaires. À preuve, l’article 240 de la Loi sur l’Instruction publique stipule très clairement ceci: « Exceptionnellement, à la demande d’un groupe de parents et après consultation du comité de parents, la commission scolaire peut, avec l’approbation du ministre, aux conditions et pour la période qu’il détermine, établir une école aux fins d’un projet particulier autre qu’un projet de nature religieuse. » Or, il apparaît clairement que les écoles Waldorf sont des institutions scolaires dont la pédagogie prend directement racine dans l’Anthroposophie, une nouvelle religion ésotérique fondée par Rudolf Steiner en 1913.

Il serait plus que temps de prendre en considération cet aspect, le plus important de tous. En effet, que les écoles Waldorf répondent ou non aux exigences pédagogiques du ministère de l’Éducation, elles n’ont pas leur place au sein du système public car elles sont des institutions scolaires anthroposophiques, donc confessionnelles.

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Deux articles critiques sur l’École de la Roselière

Deux articles critiques sur l’École de la Roselière viennent d’être publiés dans le journal montréalais La Presse.

J’ai accordé une entrevue à la journaliste Pascale Breton.

Voici les liens de ces articles :

Méthode Waldorf : une pédagogie controversée

et

Méthode Waldorf: malaise sur la religion à l’école

Bonne lecture !

Yves Casgrain

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The Anthroposophical Christ in the Waldorf Pedagogy

Despite the Commission Scolaire des Patriotes decision not to renew the specialised school status granted to the École de la Roselière French school, its teachers will continue, until June 2013, to teach their students using an educational method that gives a central place to Christ. Two other public schools also base their teachings on this method: L’École Les Enfants de la Terre in Waterville and L’École communautaire l’Eau-Vive in Victoriaville. It should be noted that these two institutions are still, to this day, recognised by both the Ministry of Education and their respective school boards…

To fully understand the important role played by Christ within this Waldorf Educational Method, we must first dwell upon the teachings given by Rudolf Steiner, founder of Anthroposophy, a new religion that was used as the basis for the Waldorf Educational Method. Without getting ourselves too deep into esoteric and obscure details, it is nonetheless essential to understand Steiner’s thoughts on Christ before we address their presence within the world’s Waldorf schools.

Christ

For Rudolf Steiner, an Austrian and self-taught philosopher born in 1861 and who died in 1925, Christ is a spiritual entity that incarnated himself in the body of a certain Jesus of Nazareth. Here is how he presents him to his disciples:

The pupil must at least find it possible to believe that the most lofty Being, the Leader of the Fire-Spirits of the Sun evolution, was physically incorporated as Jesus of Nazareth (…). If one would undergo a purely Christian training one must be sure that in him lived a God-man of a unique nature, otherwise one has not the right basic feeling that enters the soul and awakens it. Therefore one must have an actual belief in the first words of the beginning of St. John’s Gospel: “In the beginning was the Logos and the Logos was with God and a God was the Logos “to the words” And the Logos became flesh and dwelt among us.” Thus the same Spirit who was the ruler of the Fire-Spirits, who was linked with the transforming of the Earth, whom we also call the Spirit of the Earth, has actually dwelt among us in a garment of flesh, he was actually in a physical body. That must be recognised! If one cannot do this then it is better to undertake another method of training. (http://wn.rsarchive.org/Lectures/GA099/English/RSP1966/19070606p01.html;mark=164,42,47#WN_mark)

When Jesus of Nazareth dies on the cross, Christ, this spiritual entity that journeyed within him, rises from the dead. By doing so, he allows the whole of humanity to get back on track towards its spiritual completion.

According to Rudolf Steiner, if Christ had not incarnated Himself in the body of Jesus of Nazareth and the resurrection had not taken place, humanity “would have given death to the earth” and, by doing so, prevented all spiritual evolution to come. One must know that for the founder of Anthroposophy, the ultimate goal of the human being is to get back its original state, which is a complete spiritual being. Man has lost this state in a breathtakingly fast descent towards the materialization of its body and the universe.

And so, according to Rudolf Steiner, Christ is capable of saving each human being. He can help him find once again its true spiritual nature. However, in order to manage to do so, Man must knowingly and freely choose Christ’s side. If the human being rejects Christ, he will materialize to a certain point after which it will be impossible for him to rise up towards the spiritual. He will then be a prisoner of the material for all of eternity.

Making Christ Known to the Students

And so it is not surprising that while he was alive, Steiner would give a thrilling calling to the Waldorf teachers so that they would make Christ known to their students.

Unless we succeed in calling to life between the ages of seven and fourteen the living Christ in the inner being of the child, with the help of the kind of pedagogy that anthroposophy describes, unless we succeed in doing this, human beings will step into later life unable to gain an understanding of the living Christ. They will have to deny Christ, unless they choose, somewhat dishonestly, to hold on to the traditional Christian beliefs, while lacking the inner means of soul to understand that Christ has risen insofar as the person experiences the resurrection, and insofar as the teacher experiences with the child the living Christ in the heart, in the soul. Christ can be awakened in the soul, and through this union with Christ, immortality can be restored to the soul. (Rudolf Steiner, «Why Base Education on Anthroposophy ?» in Waldorf Education and Anthroposophy part 2, Public Lectures 1922-1924, Foundations of Waldorf Education, Anthroposophic Press, 1996, 243 pages, p. 122, [http://steinerbooks.org/research/archive.php#waldorf])

In his book The Esoteric background of Waldorf Education, René M. Querido, the former General Secretary of the American Anthroposophy Society, goes over Rudolf Steiner’s thought:

If approximately between the ages of seven and fourteen the child is not introduced in a living way to the Christ, along the lines of the Waldorf Curriculum, in later life the youngster is more likely either to deny the Christ or to hold onto a traditional faith by means of which he or she cannot truly experience the Ressurected One. It may be worthwile to reflect upon this in our faculty meetings. (René M. Querido, The Esoteric Background of Waldorf Education: The Cosmic Christ Impulse, Rudolf Steiner College Press, 1995, 105 pages, page 36).

These clarifying quotes reveal to us that, if they remain faithful to their master’s opinion, the teachers must, in their teachings, give life to Christ. Yet, in our days, the majority of Waldorf institutions do not give religious anthroposophy classes. Only a certain number of them give this class, along with a ritual intended to students who have enrolled for it. This ritual was created by Rudolf Steiner himself (which demonstrates very well that the Waldorf Schools are fundamentally denominational). How then, do they fulfill their Master’s wish?

We will address here a question that is both esoteric and exoteric. Esoteric because Steiner’s Christ holds more of this field of interpretation than that of traditional Christianity. Exoteric because, as we shall see, the educational Curriculm of Waldorf schools is built to make Christ live, or the Christian impulse, in the heart of the students and the institution.

Christ inspiring religions

According to Rudolf Steiner’s teachings, the spiritual entity that is Christ has, throughout humanity’s history, contributed to the burst of religions that preceded Christianity. The descent of the Christian entity was spread out on millions of terrestrial years. As the Christian entity approached the Earth, the planet spread out his impulsions on religious people who were significant to their times. And so, Zarathustra, Hermes, Buddha, Moses, to name but those, were all insiders inhabited by the Christian impulse. In their teachings, they were speaking of Christ in the form of an image. The incarnation of Christ in the body of Jesus of Nazareth, while the latter was 30 years old, merged all the various religious currents. His crucifixion ran blood that mixed itself to the Earth. Since then, everything on this planet is intimately linked to Christ. And this includes the non-Christians.

This is why an anthroposophical author, who was a former catholic priest, can write the following:

Rudolf Steiner’s spiritual science offers us a heap of designations concerning the Christian being; and these do not characterise his distinction any less than the word “Christ”. This entity can be called: “the Solar Being”, “the Loving Being”, “The representative of humanity”, “the Son of Man”, “the Master of Karma”, “the Resurrected One”, “the One who Returns”, “the Master of the bodhisattvas”, “Dispenser of the Holy Spirit”, “the Cosmic Word”, “the Logos”, “the Cosmic Meaning”, “the being of Self”, “the I Am”, “The One that renders freedom possible”, “the Perfect Divine Being”, “the Son of the cosmic Father”, “the Son of God”. We can also use the pre Christian designations through which, in the mysteries, the insiders brought attention to the solar being that was approaching the Earth: “Vishva Karman” for the Hindus, “Ahura Mazdao” for the Persians, “Osiris” for the Egyptians, “Yahweh” for the Jews, etc. I have established this list without any trouble and I am sure that a number of other designations could be applied for this central and universal Being of our solar system. (Pietro Archiati, Christianity or Christ? (Original French Version, free translation), Éditions Anthroposophiques Romandes, 1996, 183 pages, page 171).

We will notice that this Christ is far from the one professed by the traditional Christian religions. Steiner made Christ into an entity that transcends them all. In his mind and in the minds of the other anthroposophist, as in the ones of the teachers, the Christian impulse can be found within Christianity just as well as within the pre Christian religions.

A Christian curriculum

Therefore, it is not surprising to notice that the educational curriculum of the Waldorf schools, be they public or private, have the goal of improving the “awakening of the religious sentiment”, such as explained by the École communautaire l’Eau-Vive of Victoriaville in a document intended for the Commission scolaire des Bois-Francs school board:

One of the distinctive features of the Waldorf method is its spiritual dimension. The method is based on the fact that there exists in the human being a part of himself that wants to connect itself to a divine or superior dimension, like it would to a great source. This individual bond with something greater goes beyond such or such denomination. It stirs within each one a feeling of gratitude towards nature and one of confidence in the human being.

The Waldorf schools are non denominational, they leave the choice of such or such religious tradition to the family, but they work on the awakening of the religious sentiment (written in italics in the original French text, author’s note). This sentiment opens the possibility of connecting ourselves to everything that is divine in nature, in the human being and also in the school of thoughts that have guided humanity in its evolution. (Periodical on the Distinctive Features of the Waldorf Educational Method in preparation for the elaboration of a joint plan of action between the École l’Eau-Vive and the Commission Scolaire des Bois-Francs, December 11th 2002, 216 pages, page 13. This document was obtained thanks to the Loi d’accès aux documents publics et sur la protection des renseignements personnels. Original French Version, free translation).

As we read this text, those accustomed to Rudolf Steiner’s anthroposophical and spiritual doctrine are in a well-known field. For this is exactly what this is all about. The authors subtly present the denominational basis of the Waldorf schools, Anthroposophy, to the officials of the Commission Scolaire des Bois-Francs.

Let’s continue reading this essential text:

How do we convey an awakening of the spiritual sentiment? The ways will vary according to the child’s age:

With the young ones: (pre school, kindergarten and first elementary years):

It is the recognition, the wonder towards nature’s displays and cycles (a plant that germinates and grows, the chick that comes out of its egg, the light of a candle, the change of seasons…). This connection with nature is taught through nursery rhymes, songs, and rhythmic parts. (…)

The divine feeling is taught through tales and legends in which the qualities of human beings are called on: goodness, the desire to help others, the love of truth, loyalty, courage, etc. (…)

With the older students:

The awakening of the religious sentiment is addressed through the biographies of historical and religious people who were capable of resolving problems in exemplary ways, by going beyond themselves. These figures embody the abilities of courage, perseverance and self-giving which are living references for the children.

Later, the class will approach the study of religions, as well as the lives of beings that have gown down in humanity’s history: Krishna, Moses, Jesus Christ … the study of these biographies will educate [sic] on man’s never ending search towards freedom.

Throughout this journey from the smaller to the bigger classes, the child can identify and feel the universal values of humanity, as well as the schools of thoughts that have shaped humanity. In this way, it stimulates its conscience and develops its identity.

This dawning also nourishes itself with some themes in each school year, which are backgrounds of all the activities for each class. These themes, some of which may first be seen as having a religious overtone, are elaborated throughout the years in a first and foremost historical perspective of the evolution of humanity. In concern of global development of the child that must lead him to an adult life in which he will feel responsible and will take his place as citizen of the society that will be his, the educational method will teach him to recognise, by means of the yearly themes, the evolution of humanity’s thoughts throughout the ages. This evolution of thought is not studied, but lived in some way through developed activities based on these themes. The idea here is not to indoctrinate the children to the Old Testament in 3rd grade or to Islam in 6th grade; the goal is to have the child live, in an intuitive way, the spiritual state of man in each of the respective day and ages, without omission, and this at a time when the child of each age has the maturity to feel it correctly. There is a correlation between the historical age studied in class and the child’s age. (Here, educational specialists will recognise the presages of an educational method that has become obsolete.)

In addition to the work in class, the entire school lives to the rhythm of the calendar celebrations. The celebrations will nourish the social aspect and enrich with images and experiences the interior life of the child. The great Christian celebrations that correspond to our western culture are mentioned: Advent, Christmas, Easter, St John, St Michael, St Martin are all occasions for the child to relate to the rhythm of the earth. These celebrations are the source of archetypal images that are essential to the society of the child. Through these different celebrations, the child can “draw up the strengths of interior balance and ideal no matter what religious orientation he shall take afterwards once he will be capable of shaping by himself his own convictions.” (Periodical on the Distinctive Features of the Waldorf Educational Method in preparation for the elaboration of a joint plan of action between the École l’Eau-Vive and the Commission Scolaire des Bois-Francs, (Original French Version, free translation), as mentioned above, page 14.).

In another document produced by the École communautaire l’Eau Vive goes back to the non-denominational character of the Waldorf institutions:

In the Steiner school (Waldorf educational method), the source of the educational process is the knowledge of man – in his physical, social and moral qualities; in other words as body, soul and spirit – as developed by anthroposophy. (Here, the authors are referring to the physical body, the etheric body and the astral body.) However, our teaching method does not aim to teach anthroposophy as any doctrine assigned or conveyed to the children. (…)

Our moral education has nothing denominational and does not contain any dogmas or articles of faith. It first and foremost wishes to be an in-depth cultural study. Its intention is to enlighten the students on the richness and possibilities that lay dormant inside them and in the world. (Fundamental Elements of the Waldorf Curriculum. Document prepared in the framework of a project to create a specialised school based on the Steiner Schools teaching methods (Original French Version, free translation). Presented by the École Communautaire l’Eau Vive Corporation to the Quebec Ministry of Education on February 21st 2000. 29 pages, page 22).

This “moral education” or “awakening of religious sentiment” proclaimed by the Waldorf teaching method followers are but mere paraphrases to talk about this Christ, this entity that transcends all religious denominations and who’s names are numerous. This Christ that inspired the founders of the great religious traditions. This anthroposophical Christ.

Lets continue by reading this other document that informs us on the real motives of the Waldorf teaching method. In order to explain to the Ministry of Education officials what disciplinary competencies the child can acquire through the moral and religious teachings that are experienced in the Waldorf schools, which is to say in a cross-disciplinarian way, the authors created a chart that speaks in itself:

tableau-Waldorf

As we read this chart, we come to better understand how the teachers initiate their students to a religious sentiment, in the presence of Christ throughout a multitude of educational activities that are not religious. Thanks to this very subtle way of doing things, the teachers avoid speaking openly of Anthroposophy, the one and only cornerstone of the Waldorf educational method, and all while being capable to confirm that their school is non denominational without raising any eyebrows.

None the less, in the Waldorf high schools, the students end up learning that some of their teachers are anthroposophists:

At one time or another, the students do learn that their teachers are anthroposophists or at least – that they have a specific conception of the world. If the students tease around about this, the teacher will try to respond with humour. As long as they are in school, the students generally do not demonstrate any profound interest in these questions. However, if such questions are asked in the bigger classes, it is the teacher’s duty to answer these with more objectivity than he would for any other questions about any other conception of the world. It is not up to him to guide the students towards such or such direction in this field, but to provide them with the material that will allow them to make their own opinion on the matter. (Frans Carlgren, The Rise Towards Freedom. Rudolf Steiner’s Educational Method (Original French Version, free translation), Les Trois Arches, 1992, France, 263 pages, page 106).

The author even admits the possibility to influence a teacher:

Of course, the Waldorf teachers, like any other instructors, cannot avoid their students to adopt, despite their efforts, certain personality traits or certain ways of thinking of the people who are teaching them. In this sense, any and all education implies a certain degree of “influence” (Ibidem)

Subtle influences and a non-direct teaching of Anthroposophy. Here is without a doubt why the omnipresence of the anthroposophical Christ is not always perceived by parents and the authorities. Nevertheless, this dissimulation must not allow one to forget that one of the main goals of the Waldorf educational method is to educate the students to a sense of the divine.

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Le Christ anthroposophique dans la pédagogie Waldorf

Malgré la décision de la Commission scolaire des Patriotes de ne pas renouveler le statut d’école particulière accordé à l’École de la Roselière, ses professeurs continueront, jusqu’en juin 2013, à enseigner à leurs élèves à partir d’une pédagogie qui donne une place centrale au Christ. Deux autres écoles publiques s’appuient également sur cette pédagogie, soit l’École les Enfants de la Terre de Waterville et l’École communautaire l’Eau-Vive de Victoriaville. Notons, que ces deux institutions sont toujours reconnues par le Ministère de l’Éducation et leur commission scolaire respective…

Pour bien saisir l’importance du rôle joué par le Christ au sein de la pédagogie Waldorf, nous devons tout d’abord nous arrêter sur les enseignements que dispensait Rudolf Steiner, fondateur de l’Anthroposophie, nouvelle religion qui sert de base à l’enseignement Waldorf. Sans entrer trop profondément dans des détails ésotériques et opaques, il est toutefois indispensable de comprendre la pensée de Steiner au sujet du Christ avant d’aborder leur présence au sein des écoles Waldorf du monde.

Le Christ

Pour Rudolf Steiner, autrichien et philosophe autodidacte né en 1861 et mort en 1925, le Christ est une entité spirituelle qui s’est incarné dans le corps d’un dénommé Jésus de Nazareth. Voici comment il le présente à ses disciples :

Le moins que l’on puisse demander à l’élève [comprendre disciple, n.d.a.] est la bonne volonté d’admettre l’incarnation physique, en Jésus de Nazareth, de cette Individualité suprême, chef des Esprits du feu à l’époque solaire. (…) Il s’agit de voir, en Lui, l’Homme-Dieu, de nature unique : seule, cette condition fondamentale donnera à l’élève une disposition de l’esprit capable d’éveiller les forces cachées de l’âme. Il faut pouvoir croire aux premières paroles de l’Évangile de St-Jean : «Au commencement était le Logos et le Logos était Dieu» jusqu’au verset : «Et le Logos a été fait chair et il a habité parmi nous.» Le même Esprit qui fut le Souverain des Esprits du Feu, qui a exercé son action créatrice sur l’évolution de notre planète, que, pour cette raison, nous appelons aussi Esprit de la terre, a donc réellement vécu parmi nous dans un corps de chair; il est, en vérité, descendu dans un corps matériel. Si l’on ne peut admettre ces vérités, il vaudrait mieux s’orienter vers une autre voie.Rudolf Steiner, Théosophie du Rose-Croix, Éditions Anthroposophiques Romandes, 1983, 215 pages, p. 193.

Lorsque Jésus de Nazareth meurt sur la croix, le Christ, cette entité spirituelle qui séjournait en lui, ressuscite. Ce faisant, il permet à l’humanité toute entière de reprendre son cheminement vers sa spiritualisation complète.

Selon Rudolf Steiner, si le Christ ne s’était pas incarné dans le corps de Jésus de Nazareth et que sa résurrection n’ait pas eu lieu, l’humanité «aurait donné la mort à la terre» et, par le fait même, empêcher toute évolution spirituelle à venir. Il faut savoir que pour le fondateur de l’Anthroposophie, le but ultime de l’être humain est de retrouver son état originel, soit un être totalement spirituel. Cet état, l’Homme l’a perdu dans une chute vertigineuse vers la matérialisation de son corps et de l’univers.

Ainsi, le Christ, selon Rudolf Steiner, est capable de sauver chaque être humain. Il peut l’aider à retrouver sa véritable nature spirituelle. Cependant, pour y parvenir, l’Homme doit choisir consciemment et librement le camp du Christ. Si l’être humain rejette le Christ, il se matérialisera à un point tel qu’il ne lui sera plus possible de s’élever vers le spirituel. Il restera alors prisonnier dans le matériel pour l’éternité.

Faire connaître le Christ aux élèves

Il n’est donc pas surprenant que de son vivant, Steiner lançait un vibrant appel aux professeurs Waldorf pour qu’ils fassent connaître à leurs élèves le Christ.

Si nous ne réussissons pas, entre la septième et la quatorzième année environ, par cette pédagogie dont parle l’anthroposophie, à donner vie au Christ, vivant à l’intérieur de l’être humain, alors l’enfant entrera dans sa future existence, privé de la possibilité d’acquérir la compréhension du Christ vivant. Ou bien il rejettera le Christ ou bien sans ressentir sa réalité intérieure, le gardera, par tradition, sans posséder les ressources intimes pour comprendre que grâce au Christ ressuscité l’homme vit en lui, l’éducateur avec l’enfant vivent en lui, que le Christ vivant s’éveille dans le cœur et l’âme. Le Christ peut alors prendre vie et ainsi par le lien qui unit l’âme au Christ, l’âme peut devenir immortelle.Pourquoi une pédagogique anthroposophique in Rudolf Steiner, L’Art éducatif. L’imagination créatrice dans l’enseignement, 9 conférences publiques faites dans des villes différentes entre le 25 mars 1923 et le 30 août 1924, Éditions Anthroposophiques Romandes, 1998, 268 pages, p. 122.

Dans son livre The esoteric background of Waldorf Education, René M. Querido, ancien Secrétaire Général de la Société Anthroposophique Américaine reprend la pensée de Rudolf Steiner :

Si les jeunes entre 7 et 14 ans, approximativement, ne sont pas introduits d’une manière vivante au Christ, conformément au curriculum Waldorf, ils auront tendance plus tard à le renier ou à embrasser une foi traditionnelle à travers laquelle ils ne pourront pas vraiment expérimenter le Ressuscité. René M. Querido, The esoteric background of Waldorf Education: The Cosmic Christ Impulse, Rudolf Steiner College Press, 1995, 105 pages, p. 36. Traduction libre.

Ces citations, éclairantes, nous révèlent que les professeurs, s’ils sont fidèles à la pensée de leur maître, doivent, par leur enseignement, donner vie au Christ. Or, de nos jours, la majorité des institutions Waldorf ne dispensent pas de cours de religion anthroposophique. Seul un certain nombre d’entre-elles donnent ce cours accompagné d’un rituel destiné aux élèves qui y sont inscrits. Ce rituel à été créé par Rudolf Steiner lui-même (ce qui démontre bien que les écoles Waldorf sont fondamentalement confessionnelles…). Comment font-ils alors afin de réaliser le souhait de leur Maître ?

Nous abordons ici une question à la fois ésotérique et exotérique. Ésotérique puisque le Christ de Steiner tient plus de ce champs d’interprétation que du Christianisme traditionnel. Exotérique, parce que le Plan scolaire des écoles Waldorf, nous le verrons, est construit afin de faire vivre le Christ, ou l’impulsion Christique dans le cœur des élèves et de l’institution.

Le Christ inspirateur de religions

Selon l’enseignement de Rudolf Steiner, le Christ, cette entité spirituelle, a contribué au cours de l’histoire de l’humanité à l’éclosion des religions qui ont précédé le christianisme. La descente de l’entité Christique s’est étalée sur des millions d’années terrestres. À mesure que l’entité Christique s’approchait de la Terre, celle-ci répandait ses impulsions sur des personnages religieux significatifs au sein de leur époque. Ainsi, Zarathoustra, Hermès, Bouddha, Moïse, pour ne nommer que ceux là, étaient tous des initiés habités par l’impulsion Christique. Dans leurs enseignements, c’est du Christ qu’ils parlaient sous une forme imagée. L’incarnation du Christ dans le corps de Jésus de Nazareth, alors que celui-ci avait 30 ans, vint fusionner les divers courants religieux. Sa crucifixion a fait couler son sang qui s’est mélangé à la Terre. Depuis lors, tout ce qui est sur cette planète est intimement lié au Christ. Y compris les non-chrétiens.

Voilà pourquoi un auteur anthroposophe, ancien prêtre catholique, peut écrire :

La science spirituelle de Rudolf Steiner nous offre une masse d’appellations concernant l’être christique; elles ne le caractérisent pas moins réellement que le mot «Christ». Cette entité peut être appelée : «l’Être solaire», «l’Être de l’amour», «le représentant de l’humanité», «le Fils de l’homme», «le Maître du karma», «le Ressuscité», «Celui qui revient», «le Maître des bodhisattvas», «dispensateur du Saint-Esprit», «la Parole cosmique», «le Logos», «le sens du cosmos», «l’être du Moi», «le Je suis», «Celui qui rend possible la liberté», l’Homme divin parfait», «le Fils du Père cosmique», «le Fils de Dieu». On peut aussi se servir des appellations pré-chrétiennes par lesquelles, dans les mystères, les initiés ont attiré l’attention sur l’être solaire s’approchant de la Terre : «Vishva Karman» chez les Hindous, «Ahura Mazdao» chez les Perses, «Osiris» chez les Égyptiens, «Yahveh» chez les Juifs, etc. … Cette liste, je l’ai établie sans peine et je suis sûr que de nombreuses autres appellations seraient encore applicables à cet Être central et universel de notre système solaire. Pietro Archiati, Le christianisme ou le Christ ?, Éditions Anthroposophiques Romandes, 1996, 183 pages, p. 171.

Ce Christ, nous le constatons, est bien loin de celui professé par les religions chrétiennes traditionnelles. Steiner a fait du Christ une entité qui les transcende tous. Dans son esprit et dans celui des anthroposophes, tout comme des professeurs, l’impulsion christique se retrouve aussi bien dans le christianisme que dans les religions pré-chrétiennes.

Un curriculum christique

Dès lors il n’est pas étonnant de constater que le curriculum scolaire des écoles Waldorf, publiques ou privées, a pour but de cultiver «l’éveil du sentiment religieux», comme l’explique l’École communautaire l’Eau-Vive de Victoriaville dans un document destiné à la Commission scolaire des Bois-Francs.

L’une des particularités de la pédagogie Waldorf est sa dimension spirituelle. La pédagogie repose sur le fait qu’il existe chez l’être humain une part de lui-même qui veut se relier à une dimension supérieure ou divine, comme à une grande source. Ce lien individuel avec quelque chose de plus grand dépasse telle ou telle confessionnalité. Il anime en chacun un sentiment de reconnaissance envers la nature et de confiance en l’être humain.

Les écoles Waldorf ne sont pas confessionnelles, elles laissent le choix de telle ou telle tradition religieuse à la famille, mais elles cultivent l’éveil du sentiment religieux (en italique dans le texte, n.d.a.). Ce sentiment ouvre la possibilité de se relier à tout ce qui est divin dans la nature, dans l’être humain et aussi dans les mouvements de pensée qui ont guidé l’humanité dans son évolution. Revue des particularités de la pédagogie Waldorf en vue de l’élaboration d’un plan d’action conjoint de l’École l’Eau vive à la Commission scolaire des Bois-Francs, le 11 décembre 200216 pages, p. 13. Document obtenu grâce à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

En lisant cet extrait les habitués de la doctrine spirituelle anthroposophique de Rudolf Steiner sont en terrain connu. Car c’est de cela qu’il s’agit ici. Les auteurs présentent subtilement aux fonctionnaires de la Commission scolaire des Bois Francs la base confessionnelle des écoles Waldorf, c’est-à-dire, l’Anthroposophie.

Poursuivons la lecture de ce document essentiel :

Comment se traduit l’éveil du sentiment religieux ? D’une façon différente en fonction de l’âge de l’enfant :

Avec les petits : (jardin d’enfants, maternelle et premières années du primaire) :

C’est la reconnaissance, l’émerveillement devant le spectacle de la nature et de ses cycles (la plante qui germe et qui croît, le poussin qui sort de l’œuf, la lumière d’une chandelle, la transformation des saisons…). Le lien avec la nature est cultivé à travers les rondes, les chants, les parties rythmiques. (…)

Le sentiment du divin est cultivé à travers les contes et les légendes où sont développées des qualités humaines telles que bonté, désir de venir en aide, amour de la vérité, loyauté, courage, etc. (…)

Avec les plus grands :

L’éveil du sentiment religieux est abordé à travers la biographie de personnages historiques et religieux qui ont su résoudre des problèmes de façon exemplaire, en se dépassant. Ces personnages incarnent des facultés de courage, de persévérance ou de don de soi qui sont des références vécues pour les enfants.

Plus tard, la classe abordera l’étude des religions, ainsi que la vie d’êtres qui ont marqué l’histoire de l’humanité : Krisna, Moïse, Jésus-Christ…L’étude de ces biographies instruisent [sic] sur la recherche incessante de l’homme vers la liberté.

À travers ce cheminement des petites aux grandes classes, l’enfant peut identifier et ressentir les valeurs humaines universelles, ainsi que les courants de pensée qui ont forgé l’humanité. Il éveille ainsi sa conscience et développe son identité.

Cet éveil se nourrit également des thèmes de chaque année scolaire, toiles de fond de toutes les activités pour chaque classe. Ces thèmes, dont certains peuvent être perçus à prime abord comme ayant une connotation religieuse, sont élaborés au fil des ans dans une perspective avant tout historique de l’évolution de l’humanité. Dans un souci de développement global de l’enfant devant le mener à une vie d’adulte où il se sentira responsable et prendra sa place comme citoyen de la société qui sera la sienne, la pédagogie travaille à lui faire connaître, par le biais des thèmes de chaque année, l’évolution de la pensée humaine à travers les âges. Cette évolution de la pensée est non pas étudiée, mais vécue en quelque sorte à travers les activités développées à partir de ces thèmes. Il ne s’agit pas d’endoctriner les enfants à l’Ancien Testament en 3e année ou à l’islam en 6e; le but est de faire vivre à l’enfant de manière intuitive l’état d’esprit de l’homme à chacune de ces époques respectives, sans en omettre, et ce à des moments où l’enfant de chaque âge a la maturité pour le ressentir correctement. Il y a corrélation entre l’époque historique étudiée en classe et l’âge de l’enfant. (Ici les spécialistes de l’éducation reconnaîtront les prémices d’une théorie pédagogique devenue obsolète.)

En plus de ce travail en classe, l’école entière vit au rythme du calendrier des fêtes. Les fêtes vont nourrir l’aspect social et enrichir d’images et d’expériences la vie intérieure de l’enfant. Les grandes fêtes chrétiennes qui correspondent à notre culture occidentale sont soulignées : l’Avent, Noël, Pâques, la St-Jean, la St-Michel, la St-Martin sont des occasions pour l’enfant de se lier aux rythmes de la terre. Ces fêtes sont la source d’images archétypales essentielles dans la scolarité de l’enfant. À travers les fêtes, l’enfant peut «puiser des forces d’équilibre intérieur et d’idéal quelle que soit l’orientation religieuse qu’il prendra par la suite lorsqu’il sera en mesure de se forger par lui-même ses propres convictions». Revue des particularités de la pédagogie Waldorf en vue de l’élaboration d’un plan d’action conjoint de l’École l’Eau vive à la Commission scolaire des Bois-Francs, opus cité, p.14.

Dans un autre document produit par l’École communautaire l’Eau vive revient sur le caractère non-confessionnel des institutions scolaires Waldorf :

À l’école Steiner (pédagogie Waldorf), la source de la démarche pédagogique est la connaissance de l’homme – dans ses qualités corporelles, sociales et morales, en d’autres termes, en tant que corps, âme et esprit – telle que développée par l’anthroposophie. ( Ici les auteurs font référence au corps physique, au corps éthérique et au corps astral.) Notre pédagogie ne vise pas cependant à enseigner l’anthroposophie en tant que quelconque doctrine assignée ou transmise aux enfants. (…)

Notre enseignement moral n’a rien de confessionnel et ne contient aucun dogme ou article de foi. Il veut être avant tout un approfondissement culturel. Son intention est d’éclairer les élèves sur la richesse et les possibilités qui sommeillent en eux et dans le monde. Éléments fondamentaux du curriculum Waldorf. Document préparé dans le cadre d’un projet en vue de la création d’une école à vocation particulière basée sur la pédagogie des écoles Steiner. Présenté par la corporation École Communautaire l’Eau vive au Ministère de l’éducation du Québec, le 21 février 200029 pages, p. 22.

Cet «enseignement moral» ou encore cet «éveil du sentiment religieux» dont parlent les tenants de la pédagogie Waldorf ne sont que des paraphrases pour parler de ce Christ, cet entité qui transcende toutes les confessions religieuses et dont les noms sont multiples. Ce Christ qui a inspiré les fondateurs des grandes traditions religieuses. Ce Christ anthroposophique.

Poursuivons la lecture de cet autre document qui nous éclaire sur les véritables motifs de la pédagogie Waldorf. Afin d’expliquer aux fonctionnaires du ministère de l’Éducation quelles sont les compétences disciplinaires l’enfant peut acquérir au travers de l’enseignement moral et religieux tel que vécu dans les écoles Waldorf, c’est-à-dire de manière transversale, les auteurs ont créé un tableau qui parle par lui-même :

tableau-Waldorf

À la lecture de ce tableau nous comprenons mieux comment les professeurs éveillent leurs élèves au sentiment religieux, à la présence du Christ à travers une multitude d’activités pédagogiques qui ne sont pas religieuses. Grâce à cette manière subtile, les professeurs évitent de parler directement de l’Anthroposophie, seule et unique base de la pédagogie Waldorf, tout en pouvant affirmer sans sourciller que leur école n’est pas confessionnelle.

Cependant, dans les écoles secondaires Waldorf, les élèves finissent par savoir que certains de leurs professeurs sont des anthroposophes :

À un moment ou à un autre, les élèves apprennent que leurs professeurs sont des «anthroposophes», ou au moins – qu’ils ont une conception du monde spécifique. Si les élèves font des plaisanteries à cet égard, le professeur essaie d’y répondre avec humour. Tant qu’ils vont à l’école, les élèves ne montrent pas en général pas d’intérêt profond pour ces questions. Cependant, si de telles questions sont posées dans les grandes classes, le professeur se doit d’y répondre avec autant d’objectivité que pour des questions touchant à une autre conception du monde. Il ne lui appartient pas de conduire les élèves vers l’une ou l’autre direction dans ce domaine, mais de lui fournir les matériaux qui lui permettront de prendre position par lui-même. Frans Carlgren, Éduquer vers la liberté. La pédagogie de Rudolf Steiner, Les Trois Arches, 1992, France, 263 pages, p. 106.

L’auteur admet même une possible influence du professeur :

Bien entendu, les professeurs Waldorf, comme n’importe quels autres pédagogues, ne peuvent éviter que des élèves adoptent, malgré eux, certains traits de caractère personnels ou certaines façons de penser des personnes dont ils reçoivent l’enseignement. En ce sens toute éducation implique un «influence». Ibidem

Influence subtile et non enseignement direct de l’Anthroposophie. Voilà sans doute pourquoi la présence omniprésente, pourtant, du Christ anthroposophique n’est pas toujours perçue par les parents et les autorités. Toutefois, cette occultation ne doit pas faire oublier qu’un des buts principaux de la pédagogie Waldorf est de cultiver chez l’élève le sentiment du divin.

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École de la Roselière : Les parents et les commissaires

Dernièrement les parents de l’école de la Roselière ont rencontré les commissaires de la Commission scolaire des Patriotes. Le Journal de Montréal diffuse sur son site deux vidéos fort intéressantes des échanges entre les parents et les commissaires.

http://www.journaldemontreal.com/videos/sports/sports/1245200562001/lrsquoecole-de-la-roseliere-perd-son-statut-particulier/2147164109001

et

http://www.journaldemontreal.com/videos/sports/sports/1245200562001/lrsquoecole-de-la-roseliere-perd-son-statut-particulier/2147164109001#2144551052001

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L’école de la Roselière perd son statut d’école particulière (2)

L’École de la Roselière a ouvert ses portes en septembre 1997. Elle a obtenu, dès ses débuts, le statut d’école à vocation particulière. Sa pédagogie est connue sous le nom de pédagogie Waldorf. Cette dernière a été conçue par Rudolf Steiner, fondateur, en 1913, de l’Anthroposophie, mouvement qu’il qualifie de «science spirituelle». Cependant, de science, ce dernier n’en a que le qualificatif, puisque l’Anthroposophie est une nouvelle religion amalgamant des doctrines issues du Christianisme et de mouvements religieux venus de l’Orient.

Donc, l’École de la Roselière est une institution publique qui utilise une pédagogie issue d’un mouvement religieux… Ce qui, bien sûr contrevient à la Loi sur l’instruction publique.

Nous pouvons donc nous réjouir de la décision de la Commission scolaire des Patriotes. Cependant, sa décision ne semble pas se reposer sur des considérations religieuses, alors que celles-ci sont au cœur de la pédagogie Waldorf ! Étonnant !

Pourtant, il ne serait pas très difficile pour la Commission scolaire des Patriotes d’en faire la démonstration, car elle possède dans ces archives un document intitulé Une École inspirée publié en 1998 par l’École de la Roselière après avoir été la cible de virulentes critiques de la part de parents déçus de la pédagogie Waldorf. Dans ce document, présenté comme le projet éducatif de l’école, les auteurs présentent les fondements de la pédagogie Waldorf.

Dans le contexte actuel, il convient de citer entièrement la section intitulée La Pédagogie Waldorf (section 1.0 Les fondements) :

«1.0 Les fondements

1.1 La constitution humaine ternaire

Pour Steiner, l’être humain présente une nature tripartite composée du corps, de l’âme et de l’esprit. Le corps est le lieu de l’inconscient physique; il vit de multiples rythmes physiologiques sans en avoir conscience. L’esprit est le lieu de l’inconscient spirituel présenté en polarité avec le corps; il contient toutes les potentialités de la personne. L’âme est l’élément de médiation et d’harmonisation du corps et de l’esprit.

1.2 L’Organisation humaine quaternaire

Selon Steiner, la personne est la synthèse vivante des règnes minéral, végétal, animal et humain : le corps physique, le corps éthérique (ou corps de vie), le corps astral (ou corps de sensibilité) et le moi. Le corps physique obéit aux lois du règne minéral (comme la pesanteur, la désagrégation, etc.); il s’observe dans l’espace. Le corps éthérique, comme le règne végétal, est vivant, se transforme et, de ce fait, s’observe dans le temps. Le corps astral, comme les animaux, se déplace dans l’espace exprimant par là une impulsion propre fondée sur la satisfaction d’un besoin dont l’origine est intérieure. Le moi est l’esprit vivant dans l’être humain, son essence même, sa faculté pensante, personnelle et libre.

1.3. La double hérédité

Steiner croyait à la réincarnation et à une double hérédité : l’hérédité physique du corps qui porte les gènes de sa race et de sa famille et l’hérédité spirituelle du moi qui transporte tout son passé spirituel et son projet individuel dans sa nouvelle «armature corporelle».

1.4 Le rythme septennal de développement

Steiner estimait que l’être humain se développe par vagues successives de sept (7) ans. Chaque étape de croissance inclut les précédentes. Chacune est marquée par l’émergence progressive du moi. La première septaine est celle du développement physique, de l’achèvement des structures et organes essentiels. L’enfant y vit une activité intense où il se fond au monde physique. Il apprend surtout par imitation. La deuxième septaine est celle du développement de l’imagination. Les objets extérieurs font naître en l’enfant des images et non des pensées. Le «ressentir» est à l’avant-scène. D’emblée, il a le sens artistique, l’imagination qui crée les symboles. L’enfant, entre 7 et 14 ans, déploie une activité intense; la passion de créer, d’où l’importance de la production artistique. La troisième septaine est celle du développement de la pensée critique. L’adolescent développe une conscience vive de la différence entre son monde intérieur et le monde qui l’entoure et il veut définir ses propres relations, il apprend souvent pour opposition, par contraste, par expérimentation (essai et erreur).»

Ce document, obtenu par la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, fait état du corps éthérique, du corps astral, du Moi (entité spirituelle éternelle qui constitue en fait, selon l’Anthroposophie, le cœur de l’être humain), de la réincarnation et du karma (la double hérédité). Les septaines décrits dans cet extrait représentent le chemin d’incarnation dans le corps physique des entités spirituelles que constituent le corps éthérique, le corps astral et le Moi.

Ainsi donc, la pédagogie Waldorf est étroitement liée à ces différentes entités spirituelles. Bien plus, elle a été créée dans le but de faciliter leur incarnation dans le corps physique comme l’explique un site internet anthroposophe:

«Pour permettre à l’homme [de réaliser] un travail sur lui-même – dont le but est qu’il devienne la dixième hiérarchie – et de spiritualiser la Terre, l’anthroposophie a développé une pédagogie qui s’adresse à l’enfant qui vient sur terre avec ses difficultés et ses dons dus à des vies antérieures. En effet, une vie seule ne suffirait pas à cette tâche et l’être humain se réincarne tantôt dans un sexe, tantôt dans l’autre, tantôt dans une race, tantôt dans une autre (…). L’éducateur s’efforce d’aider l’enfant à surmonter les obstacles à son évolution afin qu’il puisse accomplir le projet qui a guidé sa venue sur terre.»

Le but poursuivi par cette pédagogie hors-norme est nettement spirituel, comme l’explique l’École communautaire l’Eau-Vive de Victoriaville, autre école publique Waldorf, dans son projet pédagogique transmis au ministère de l’Éducation:

«Les écoles Waldorf ne sont pas confessionnelles, elles laissent le choix de telle ou telle tradition religieuse à la famille, mais elles cultivent l’éveil du sentiment religieux. Ce sentiment ouvre la possibilité de se relier à tout ce qui est divin dans la nature, dans l’être humain et aussi dans les mouvements de pensée qui ont guidé l’humanité dans son évolution. Comment se traduit l’éveil du sentiment religieux ? D’une façon différente en fonction de l’âge de l’enfant. Avec les petits : (jardin d’enfants, maternelle et premières années du primaire) : (…) Le sentiment du divin est cultivé à travers les contes et légendes où sont développées des qualités humaines telle que bonté, désir de venir en aide, amour de la vérité, loyauté, courage, etc. (…) Avec les plus grands : L’éveil du sentiment religieux est abordé à travers la biographie des personnages historiques et religieux qui ont su résoudre des problèmes de façon exemplaire, en se dépassant. Ces personnages incarnent des facultés de courage, de persévérance ou de don de soi qui sont des références vécues pour les enfants. Plus tard, la classe abordera l’étude des religions, ainsi que la vie d’êtres qui ont marqué l’histoire de l’humanité : Krishna, Moïse, Jésus-Christ… L’étude de ces biographies instruit sur la recherche incessante de l’homme vers la liberté.»

La doyenne des écoles Waldorf au Québec, L’École Rudolf Steiner de Montréal (école privée), suit également la même tangente en matière spirituelle comme en fait foi un extrait d’un document envoyé par elle au ministère de l’Éducation du Québec dans le cadre du renouvellement de son permis d’enseignement :

«Les écoles Waldorf ne sont pas confessionnelles mais elles accordent une grande importance au développement spirituel de l’enfant. Les élèves sont sensibilisés, selon une approche correspondant à leur âge, aux grands mythes et religions du monde qui ne sont pas présentés comme des dogmes mais comme des moyens que se sont donnés les humains pour tenter de comprendre l’origine de l’humanité et de trouver ainsi un sens à leur vie. Le développement moral de l’enfant est, entre autres, soutenu par une mise en contact avec les grands contes et légendes qui ont marqué les différentes cultures. La grande richesse symbolique de ces œuvres permet aux enfants de s’y identifier et d’y trouver, par les valeurs universelles qu’elles contiennent, la nourriture nécessaire au développement de leur identité. L’approche de l’être humain, de la nature, de l’univers, de l’histoire, privilégiée dans les libres écoles Waldorf, a pour objectif principal de relier très profondément et progressivement, dans la lumière de la conscience, l’être humain à tout ce qui l’entoure, à son passé comme à son avenir, dans et par une pensée vivante qui lui permet d’aller à l’essence même des êtres, des phénomènes, des événements, et donc d’éclairer son action à la lumière de ce lien profond avec le monde. Au-delà de toute confession, les principes d’éducation qui sous-tendent et animent notre enseignement chaque jour et tout au long de l’année visent à faire naître chez l’élève, à travers chacune des matières enseignées, des impulsions morales et religieuses.»

Comment croire les tenants de la pédagogie Waldorf lorsqu’ils affirment sans broncher que leurs écoles ne sont pas confessionnelles, alors que l’Anthroposophie est le cœur, l’unique racine, de celles-ci ?

Comment expliquer que les responsables de la Commission scolaire des Patriotes et le ministère de l’Éducation n’aient pas été en mesure de constater l’aspect religieux de la pédagogie Waldorf ?

Que dois-je en conclure ? Est-ce de l’incompétence ou de la prévarication ?

Aux autorités de répondre maintenant !

Dans le prochain article de cette série, je vais aborder la place du Christ et du karma dans la pédagogie Waldorf….

À suivre…

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